Aujourd’hui, la blogueuse invitée est ma mère qui, selon moi, est la meilleure cuisinière au monde! Merci maman de partager ta recette!
C’est presque le temps de l’année où je me prépare pour aller au supermarché de mon quartier pour les spéciaux de deux poulets pour 10 $. Cela veut dire que je dois faire le ménage du congélateur pour faire de la place pour ma provision hivernale de tout ce qu’il me faut pour les soupes, les salades et les plats principaux.
Mes espadrilles sont bien lacées, la glacière est prête tout comme mon couperet et ma planche à découper! Ma scelleuse attend mon retour à la maison avec la promesse de conserver la fraîcheur de mon butin dans les meilleures conditions possible pendant l’automne et l’hiver.
Cette expédition à raison de deux fois par an donne lieu à de fréquentes visites de la progéniture, à la recherche des « bonnes occasions » de maman. Cela veut-il dire que je devrai investir dans un plus grand congélateur? Bien entendu, mon mari se pourlèche déjà les lèvres, rêvant aux merveilleuses préparations qui lui seront bientôt servies et devraient encore une fois lui épaissir son tour de taille. C’est pourquoi cette année, j’ai décidé d’enlever la peau du poulet. Cela prend plus de temps mais c’est beaucoup mieux pour nous, puisque nous sommes un couple à la retraite dans la soixantaine et que nous devons surveiller notre consommation de matières grasses.
Nos plats de poulet préférés sont des poitrines de poulet grillé que l’on sert dans la salade et les sandwiches, des soupes consistantes aux légumes et au poulet, des pattes de poulet tandoori et des tajines marocains, pour n’en mentionner que quelques-uns. Et un bouilli au poulet et aux légumes, également fait de porc salé (qui ne fait pas partie de notre régime) et une abondance de légumes. Il s’agit d’une recette canadienne-française pour célébrer la récolte.
Ingrédients du bouilli :
- 1 petit morceau de porc salé
- 1 gros chapon ou deux poulets à bouillir (ces poulets ont la chair moins tendre et conviennent davantage aux ragoûts et aux soupes)
- 1 chou
- 1 oignon entier transpercé de deux clous de girofle
- 2 feuilles de laurier
- 2 clous de girofle entiers
Achetez ce qui suit autant que vous aimez en manger :
- Haricots jaunes
- Haricots verts
- Petits navets blancs
- Carottes
- Pommes de terre (de type fingerling, qui sont les meilleures puisqu’elles se tiennent mieux)
- Thym frais
- Poivre (au goût)
Instructions
- Placer le poulet dans une grande casserole et recouvrir d’eau.
- Placer un petit morceau de porc salé et rincé, dans une casserole contenant de l’eau et laisser bouillir pendant cinq minutes. Rincer et égoutter. Ajouter le porc salé à la casserole de poulet.
- Ajouter deux feuilles de laurier et le thym frais (ou séché).
- Porter à ébullition et réduire le feu jusqu’à ce que la viande soit presque tendre.
- Piquer l’oignon de deux clous de girofle.
- Ajouter les légumes en commençant par ceux qui nécessitent une cuisson plus longue : en premier, les navets et les pommes de terre (entières), puis l’oignon, les carottes (coupées en gros morceaux), le chou (évidé et coupé en quartier), les haricots verts et les haricots jaunes.
- Les surveiller puis les transférer dans un grand plat de service. Il ne vous reste qu’à vous régaler des saveurs estivales!
- Ajouter du liquide tiède (bouillon) de la casserole au plat de service et dans chacune des assiettes au repas.
Il se peut que vous deviez procéder à quelques essais, mais je vous garantis que ce bouilli deviendra un de vos plats préférés de l’été. Cette recette vous reviendra à petit prix, puisque les légumes sont moins dispendieux qu’en hiver. Vous pouvez congeler le bouillon qui reste et vous en servir plus tard pour les soupes.
Ma famille l’adore et l’été comme l’automne ne serait jamais pareil sans notre bouilli.
Nota :Je sers toujours ce repas avec une bonne rasade de vinaigre de cidre de pomme, qui rehausse la saveur du plat! Tout simplement délicieux!
Durant les prochaines semaines, nous serons ravis d’accueillir la nutritionniste Theresa Albert, auteure de livre de recettes à succès et personnalité de Food Network, pour que tous puissent profiter de sa cuisine unique et de ses connaissances en nutrition.
J’ai mentionné à quelques collègues que je travaillais avec Les Producteurs de poulet du Canada pour aider les Canadiens et Canadiennes à préparer des repas simples et sains. C’est une heureuse coïncidence que mes collègues, des femmes intelligentes, occupées et des mères de famille, m’ont permis de les interroger et de partager leurs conseils pratiques. Ces entrevues composent les six prochains blogues. Les noms n’ont pas été changés pour protéger les innocents; en effet, ils sont affichés fièrement pour que nous constations les habitudes de chaque famille et apprendre l’une de l’autre!
La personne interrogée dans cette /édition : Alyson Schafer
Alyson Schafer est psychothérapeute et expert en compétences parentales. Elle anime l’émission de télévision The Parenting Show et est auteure reconnue de « Honey, I Wrecked The Kids » et « Breaking The Good Mom Myth ».
Theresa :
À titre de conseillère en compétences parentales et mère de deux adolescentes, pouvez-vous nous parler des perceptions erronées des enfants, pré-adolescents et adolescents au sujet du rôle du gras dans un régime alimentaire sain?
Alyson :
Les adolescents rêvent de ressembler aux modèles iconiques dans les revues et les vidéoclips. Cela signifie un corps sans graisse et se traduit pour eux de façon simpliste : ne manger aucune matière grasse pour ne pas prendre de poids. Ils ne comprennent pas la différence entre les mauvais gras et les gras sains qui jouent un rôle important pour la santé. Ils savent les dommages causés par les pommes de terre frites et la mayonnaise, mais mes filles étaient surprises d’apprendre que l’avocat que je mets dans leur sandwich est une source de gras sain!
Theresa:
Comment introduire le sujet aux enfants sans qu’ils en deviennent obsédés?
Alyson :
J’ai parlé à mes filles au sujet des variations culturelles relatives à la beauté. Dans certains pays qui manquent d’aliments, une épouse grasse est un signe de richesse et de prospérité car seuls les riches peuvent manger au point de devenir grassouillets.
Les gras sont essentiels à notre survie. Nos corps sont intelligents : par exemple, une insuffisance de gras peut arrêter les menstruations car notre corps comprend que la procréation n’est pas une priorité quand on survit avec un minimum de nutrition.
Je renseigne mes filles sur la pratique commune de retouche des photographies et elles ont vu la campagne publicitaire DOVE sur la beauté. Elles commencent à comprendre, je crois, que les matières grasses ne sont pas toutes mauvaises, mais qu’elles ont leur rôle à jouer comme la vitamine D, le calcium ou les grains entiers. Il s’agit d’un composé chimique que l’on doit ingérer dans les formes et les proportions convenables. Mais il faut en parler beaucoup avant que le message soit transmis.
Theresa :
Lesquels sont sains, lesquels sont mauvais?
Alyson :
Les parents transmettent leurs propres attitudes et comportements à leurs enfants. Ils nous observent plus qu’ils nous écoutent.
Theresa :
Connaissez-vous vous-même les différentes sortes de gras et lesquels sont nécessaires à la santé, et l’expliquez-vous à vos enfants?
Alyson :
Je suis parfois déconcertée moi-même! Par exemple, je ne crois pas tellement à la margarine mais mes enfants aiment le fait qu’elle s’étend bien sur du pain même en sortant du réfrigérateur. À leur âge, elles se pensent invincibles et l’aspect pratique l’emporte sur le facteur santé. « Seules les vieilles personnes ont le cancer, n’est-ce pas? Quand j’aurai l’âge de maman, je mangerai de façon saine, mais je suis adolescente! Il est normal que je boive du lait frappé et mange des frites. C’est mon rite de passage ». Je jase davantage avec elles lorsqu’elles semblent réceptives, et je cuisine des mets sains. C’est la meilleure influence que je puisse exercer sur elles pour le moment.
Theresa :
Pouvez-vous partager avec nous des sources de protéines maigres que vous servez ou suggérez?
Alyson :
Une de mes filles est végétarienne et l’autre doit surveiller sa glycémie car elle est portée à s’évanouir. Alors, je tiens toujours des protéines faciles à prendre dans le réfrigérateur, habituellement des tranches de fromage cheddar, de dindon ou poulet biologique, de kolbassa au dindon ou poulet biologique. Il y a toujours du houmous et des craquelins de blé entier dans la maison. Je cuis à la vapeur des gousses d’edamame pour les saucer dans de la trempette, et je prépare un mélange d’amandes et de canneberges séchées qui est prêt du beurre d’arachides et du chocolat aux noisettes pour tartiner. Nous mangeons parfois du tofu, et des haricots FRÉQUEMMENT. D’après moi, les Nord-Américains ne sont pas suffisamment renseignés sur les bienfaits des haricots. Il est intéressant de voir comment d’autres pays rehaussent la teneur en protéine de leurs mets en ajoutant des haricots.
Conclusions de Theresa
Le gras sain est nécessaire pour tout lubrifier, de nos paupières à nos jointures jusqu’à notre cervelle. En fait, un peu de gras saturé de sources animales comme les produits laitiers et le poulet protège les gras sains dans notre corps. Les sources de gras sain comme les avocats, l’huile d’olive extra-vierge non modifiée et les noix sont essentielles en petites quantités. Les spécialistes en la matière recommandent que 20 à 30 % des calories proviennent de matières grasses, ce qui, figurez-vous, correspond à du poulet sans peau.

Si vous assistez à un événement culinaire à Ottawa, vous verrez probablement les deux mêmes visages, à moins qu’ils ne soient cachés par leurs caméras. Il s’agit de Don et Jenn de


