Le blogue d’aujourd’hui vous est présenté par Karen Humphrey. Karen est l’auteur de blogues renommés sur la cuisine canadienne : “Notes from the Cookie Jar” et “Chasing Tomatoes”.
Je regarde mon flux de messages s’afficher sur Twitter, défilant presque plus vite que je ne peux les suivre. Une de mes amies de l’île de Vancouver boit du café. Un autre de Toronto fait de la pâtisserie avec ses enfants. Une troisième écrit à propos d’un livre qu’elle lit. Beaucoup d’entre elles sont des femmes que j’ai rencontrées grâce aux médias sociaux au cours des deux dernières années et elles sont toutes devenues ce que j’appellerais mes amies.
Les personnes qui ne comprennent pas les médias sociaux ne se «représentent» pas tout à fait les places comme Twitter. « Ça paraît si étrange d’avoir des personnes qui vous suivent, pourquoi le font-elles? C’est désagréable, pourquoi une personne aimerait-elle savoir comment je passe ma journée? Qui s’en préoccupe?» Pour certains, c’est un secteur hors des sentiers battus dont ils ne voient pas l’intérêt.
C’est pourtant simple, vraiment. Il s’agit d’avoir un caractère social et si vous êtes un entrepreneur, cela peut vous être utile de toutes sortes de façons que vous ne pouvez même pas imaginer. Du moins, si vous le faites correctement. Laissez-moi vous raconter une histoire.
Pendant plusieurs années, je suis restée fidèle à un produit particulier de collation. Cette gâterie chocolatée était quelque chose que je mangeais depuis mon enfance et c’était pratiquement une tradition d’en avoir à la maison, d’en incorporer à ma pâtisserie et d’en envoyer à des amis. J’ai été fidèle à ce produit pendant plus de 30 ans. Malheureusement la recette du produit a été modifiée, ce qui a changé son goût. En tant que consommateur, j’ai profité des médias sociaux et d’Internet pour exprimer mon mécontentement à l’entreprise, dans l’espoir d’avoir une réponse ou une explication en retour. Je savais qu’elle ne remodifierait plus le produit seulement pour moi mais c’est quelque chose que les médias sociaux nous offrent; un véhicule pour donner une rétroaction immédiate. Je détestais le nouveau produit et je l’ai exprimé vigoureusement parce que je reconnais que j’ai eu quelque peu le sentiment d’être trahie du fait que quelque chose de mon enfance était à présent ruiné.
L’entreprise m’a complètement ignoré. Cependant, quelqu’un d’autre m’a écouté.
La concurrence.
La concurrence a tout de suite répondu à mes tweets (micro-billets), en l’absence de réponse de la part de l’entreprise concernée. La société concurrente a commencé une conversation amicale avec moi et elle m’a fait en quelque sorte habilement savoir qu’elle avait le même produit, un meilleur produit que je devrais essayer, ce que j’ai fait. Toutefois, cela ne s’est pas arrêté là. La même société échangeait de temps en temps avec moi, commentait quand je publiais les photos de pâtisseries que j’avais préparées avec son produit et elle appris à me connaître en tant que sa cliente. Résultat? Maintenant quand je pense à son produit, je repense aux conversations que j’ai eues avec elle, aux échanges amicaux concernant les biscuits et le chocolat et je suis à présent bien plus fidèle à leur marque que je ne l’étais à la première. L’entreprise a pris le temps de me connaître, de m’aider à résoudre mon problème et je ne la voyais plus comme une entreprise sans visage mais plutôt comme une voix amicale prête à aider.
Les entreprises ne se rendent peut-être pas compte que lorsqu’elles se lient d’amitié aux blogueurs qui aiment leurs produits et qui ont l’impression d’avoir un lien avec ces entreprises, ils peuvent partager leur impression et ils le font. C’est un équilibre délicat car, comme dans toute relation, les concessions doivent être réciproques et les blogueurs veulent être traités avec respect en tant que professionnels. Je dirai cependant que lorsque j’aime vraiment une entreprise et son produit, j’en parle en ligne et hors ligne, j’ajoute des liens aux messages que j’écris et généralement, je les recommande à qui veut l’entendre. Ce genre de publicité ne peut pas être acheté; c’est plutôt celle qu’on n’obtient que par les relations authentiques qu’on construit grâce aux médias sociaux. Il y a des entreprises qui le font particulièrement bien et avec lesquelles j’adore travailler tout particulièrement pour cette raison. Les relations avec les médias sociaux peuvent permettre aux entreprises ainsi qu’aux blogueurs de trouver des partenariats d’affaires, d’avoir des possibilités d’affaires et de servir aux relations publiques, ce qui est utile de façon réciproque. Je pense que ce qui est important, c’est de sortir de soi et de ne pas seulement penser à ce que nous pouvons gagner grâce aux relations d’affaires mais de tenir compte également des personnes avec lesquelles nous travaillons ainsi que de leurs besoins.
Quand vous parvenez à mettre le doigt sur une bonne combinaison d’affaires et de relations, les résultats sont au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer.