Le blogue d’aujourd’hui est d’Ashley Jackson qui travaille pour l’Agence canadienne d’inspection des aliments. L’an dernier, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) lançait une campagne de sensibilisation à la santé animale. Les éleveurs de volaille sont des partenaires clés dans les efforts déployés pour préserver la santé des animaux au Canada et maintenir une économie rigoureuse. Les agriculteurs ont nettement fait la preuve que « La santé des animaux commence à la ferme ». À l’Agence, nous concentrons nos efforts sur les pratiques de biosécurité à la ferme, qui sont simples, peu coûteuses et faciles à appliquer. Celles-ci permettent de garder les animaux en santé et garantissent la salubrité de l’approvisionnement alimentaire. Nous vous invitons à visionner notre vidéo en direct « La santé animale commence à la ferme : Principes de base pour protéger la santé animale dans les fermes du Canada ». La vidéo en question a été produite en vue d’encourager les propriétaires de toutes les fermes au Canada, grandes ou petites, à :
- réexaminer leurs plans de lutte contre les maladies;
- observer leurs animaux pour détecter des signes de maladie;
- consulter un vétérinaire s’ils soupçonnent un cas de maladie.
- communiquez avec l’ACIA au 1-800-442-2342;
- visionnez la vidéo à partir du site Web de l'ACIA.
Notre dernier article de cette série porte sur la sécurité des animaux et les soins aux animaux et vous raconte l’histoire du poulet, de la ferme à la table. Les poulets canadiens sont élevés dans un environnement adéquat, soit de grands poulaillers bien chauffés et ventilés. Nos poulets ne sont pas élevés en cages. Ils circulent librement sur des planchers couverts d’une litière douche et sèche. Ils ont aussi accès à de l’eau et à des aliments propres.
Après avoir passé entre 6 et 8 semaines à la ferme, les poulets, accompagnés de la fiche de troupeau, sont transportés à l’usine de transformation dans des camions spécialement conçus à cette fin. La fiche de troupeau est un formulaire qu’utilisent les producteurs pour consigner de l’information spécifique au sujet de points comme les aliments, l’utilisation de médicaments, le nombre d’oiseaux placés, etc. La fiche de troupeau permet au producteur d’assurer aux autres intervenants de la chaîne alimentaire que les oiseaux ont été produits conformément aux lignes directrices et règlements les plus sévères du gouvernement et de l’industrie.
À l’usine, un inspecteur vérifie chaque poulet et veille à ce que les poulets soient en santé, salubres et prêts à des fins de vente à la consommation.
Après que chaque troupeau a quitté la ferme pour l’usine de transformation, le poulailler, le plancher et l’équipement sont désinfectés et la litière est remplacée. Les poulaillers font l’objet d’un vide sanitaire pendant près d’une semaine avant l’arrivée du prochain troupeau.
Les Producteurs de poulet du Canada appliquent et respectent un programme rigide de salubrité des aliments à la ferme qui prescrit les normes d’élevage du poulet que peuvent consommer les Canadiens en toute confiance. La tenue de dossiers est un élément important de la salubrité des aliments à la ferme et permet aux producteurs de contrôler la qualité, de participer à la traçabilité et de lutter contre les maladies.
Les Producteurs de poulet du Canada sont fermement d’avis que les animaux doivent être traités avec le plus grand soin. En fait, depuis les 20 dernières années, tous les partenaires de l’industrie ont uni leurs efforts pour élaborer des lignes directrices et des règlements régissant les pratiques de soins aux animaux au Canada. Nous collaborons pour nous assurer que les animaux subissent le moins de stress possible.
Dans ce deuxième article d’une série de trois, nous vous parlerons de ce qui se produit une fois que les poussins ont été délivrés du couvoir à la ferme et de ce que contiennent les rations alimentaires destinées au poulet.
Au Canada, les poulets sont élevés dans des poulaillers propres, bien ventilés et à climat contrôlé. Ils peuvent y circuler librement. Le poulailler est chauffé avant l’arrivée des poussins de sorte qu’ils se retrouvent dans un environnement chaud et confortable une fois qu’ils arrivent du couvoir. Les systèmes d’alimentation et d’abreuvement sont vérifiés tous les jours pour que les oiseaux aient un libre accès à la moulée et à l’eau. Le chauffage, la ventilation, l’humidité et d’autres paramètres environnementaux sont vérifiés constamment afin d’assurer que les oiseaux soient confortables et libres de stress.
La moulée destinée au poulet est composée principalement (88 %) de céréales et de sous-produits céréaliers, de semences protéiques et de tourteaux de canola ou de soya. En principe, donc, tous les poulets sont « nourris aux grains ». Dans une proportion beaucoup plus petite (environ 10 %), d’autres sources protéiques comme la farine d’os et de viande et des graisses végétales sont ajoutées à la moulée pour en améliorer la teneur nutritionnelle, le goût et la texture. Enfin, dans une proportion encore plus petite (1,5 %), des suppléments de minéraux et de vitamines sont ajoutés pour prévenir les carences nutritionnelles.
Les poulets ne reçoivent pas d’hormones, ni de stéroïdes. L’utilisation d’hormones et de stéroïdes est interdite et illégale au Canada depuis les années 1960. Qui plus est, les poulets sont testés par l’Agence canadienne d’inspection des aliments afin d’assurer qu’il n’y ait pas de résidus de médicaments qui pourraient poser un risque pour la santé humaine.
Dans le dernier article de cette série, nous parlerons de la sécurité des animaux et du trajet des poulets de la ferme à la table du consommateur.
Tous les poulets au Canada sont nourris aux grains. Mais que contiennent les grains?
Dans la plupart des préparations, les aliments pour poulets sont sous forme de boulettes ou de miettes et ils sont composés à 88 % de grains et de sous-produits de grains, de semences produisant des protéines et de repas composés de ces semences, telles que le canola ou le tourteau de soya. Une autre proportion de 10 % est composée de protéine, telle que la viande et la farine d’os. On ajoute des graisses végétales pour hausser la valeur nutritive et améliorer le goût et la texture. Pour assurer que les poulets obtiennent assez de minéraux et de vitamines, 1,5 % des aliments pour poulets sont composés de ces suppléments. Les aliments pour poulets peuvent également contenir des niveaux infimes (moins de 1 %) d’additifs, tels que des enzymes et des antibiotiques, pour prévenir la maladie et les problèmes digestifs. Nos agriculteurs suivent une réglementation rigoureuse quant aux additifs et ils mettent en application des pratiques de bonne gestion, de vaccination et d’hygiène.
Il existe également des préparations qui ne contiennent aucun sous-produit animal. Vous verrez des étiquettes sur le poulet élevé avec ces préparations. Les étiquettes comportent des mentions telles que nourri au grain végétal, nourri au grain végétarien ou sans sous-produit animal. Ces préparations offrent au consommateur des choix additionnels et elles offrent parfois un choix légèrement plus faible en gras.
Malgré ce que vous avez peut-être entendu, il n’y a PAS d’hormones dans les aliments pour le poulet. Au Canada, l’utilisation des hormones dans les aliments pour le poulet est interdite depuis les années 1960. Les soins aux poulets sont autant une science qu’un travail d’amour. Il est important que les agriculteurs fournissent du poulet de la meilleure qualité, mais il est également important que nos poulets soient élevés d’une manière salubre et saine qui tient compte des soins aux animaux.


