Au Coin du Poulet

Le blog officiel des Producteurs de poulet du Canada

La santé des animaux commence à la ferme

Le blogue d’aujourd’hui est d’Ashley Jackson qui travaille pour l’Agence canadienne d’inspection des aliments. L’an dernier, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) lançait une campagne de sensibilisation à la santé animale. Les éleveurs de volaille sont des partenaires clés dans les efforts déployés pour préserver la santé des animaux au Canada et maintenir une économie rigoureuse. Les agriculteurs ont nettement fait la preuve que « La santé des animaux commence à la ferme ». À l’Agence, nous concentrons nos efforts sur les pratiques de biosécurité à la ferme, qui sont simples, peu coûteuses et faciles à appliquer. Celles-ci permettent de garder les animaux en santé et garantissent la salubrité de l’approvisionnement alimentaire. Nous vous invitons à visionner notre vidéo en direct « La santé animale commence à la ferme : Principes de base pour protéger la santé animale dans les fermes du Canada ». La vidéo en question a été produite en vue d’encourager les propriétaires de toutes les fermes au Canada, grandes ou petites, à :

  • réexaminer leurs plans de lutte contre les maladies;
  • observer leurs animaux pour détecter des signes de maladie;
  • consulter un vétérinaire s’ils soupçonnent un cas de maladie.
Maintenant que nous commençons à comprendre les interrelations entre la santé des humains, des animaux et des écosystèmes, nous sommes de plus en plus conscients du rôle que nous avons à jouer. Lorsque nous nous déplaçons d’un endroit à un autre, il est important de réfléchir aux moyens que nous pouvons prendre pour protéger les personnes, les animaux et les fermes que nous visitons. Si vous avez des questions ou des commentaires au sujet de la campagne de sensibilisation ou pour commander des exemplaires du DVD « La santé animale commence à la ferme : Principes de base pour protéger la santé animale dans les fermes du Canada » :

L’histoire du poulet - Troisième partie: Tout au sujet de la sécurité des animaux

L'histoire du pouletNotre dernier article de cette série porte sur la sécurité des animaux et les soins aux animaux et vous raconte l’histoire du poulet, de la ferme à la table. Les poulets canadiens sont élevés dans un environnement adéquat, soit de grands poulaillers bien chauffés et ventilés. Nos poulets ne sont pas élevés en cages. Ils circulent librement sur des planchers couverts d’une litière douche et sèche. Ils ont aussi accès à de l’eau et à des aliments propres. Après avoir passé entre 6 et 8 semaines à la ferme, les poulets, accompagnés de la fiche de troupeau, sont transportés à l’usine de transformation dans des camions spécialement conçus à cette fin. La fiche de troupeau est un formulaire qu’utilisent les producteurs pour consigner de l’information spécifique au sujet de points comme les aliments, l’utilisation de médicaments, le nombre d’oiseaux placés, etc. La fiche de troupeau permet au producteur d’assurer aux autres intervenants de la chaîne alimentaire que les oiseaux ont été produits conformément aux lignes directrices et règlements les plus sévères du gouvernement et de l’industrie. À l’usine, un inspecteur vérifie chaque poulet et veille à ce que les poulets soient en santé, salubres et prêts à des fins de vente à la consommation. Après que chaque troupeau a quitté la ferme pour l’usine de transformation, le poulailler, le plancher et l’équipement sont désinfectés et la litière est remplacée. Les poulaillers font l’objet d’un vide sanitaire pendant près d’une semaine avant l’arrivée du prochain troupeau. Les Producteurs de poulet du Canada appliquent et respectent un programme rigide de salubrité des aliments à la ferme qui prescrit les normes d’élevage du poulet que peuvent consommer les Canadiens en toute confiance. La tenue de dossiers est un élément important de la salubrité des aliments à la ferme et permet aux producteurs de contrôler la qualité, de participer à la traçabilité et de lutter contre les maladies. Les Producteurs de poulet du Canada sont fermement d’avis que les animaux doivent être traités avec le plus grand soin. En fait, depuis les 20 dernières années, tous les partenaires de l’industrie ont uni leurs efforts pour élaborer des lignes directrices et des règlements régissant les pratiques de soins aux animaux au Canada. Nous collaborons pour nous assurer que les animaux subissent le moins de stress possible.

L’histoire du poulet – Partie deux: L’élevage d’un troupeau

L’histoire du poulet – Partie deux: L’élevage d’un troupeauDans ce deuxième article d’une série de trois, nous vous parlerons de ce qui se produit une fois que les poussins ont été délivrés du couvoir à la ferme et de ce que contiennent les rations alimentaires destinées au poulet. Au Canada, les poulets sont élevés dans des poulaillers propres, bien ventilés et à climat contrôlé.  Ils peuvent y circuler librement. Le poulailler est chauffé avant l’arrivée des poussins de sorte qu’ils se retrouvent dans un environnement chaud et confortable une fois qu’ils arrivent du couvoir. Les systèmes d’alimentation et d’abreuvement sont vérifiés tous les jours pour que les oiseaux aient un libre accès à la moulée et à l’eau. Le chauffage, la ventilation, l’humidité et d’autres paramètres environnementaux sont vérifiés constamment afin d’assurer que les oiseaux soient confortables et libres de stress. La moulée destinée au poulet est composée principalement (88 %) de céréales et de sous-produits céréaliers, de semences protéiques et de tourteaux de canola ou de soya. En principe, donc, tous les poulets sont « nourris aux grains ». Dans une proportion beaucoup plus petite (environ 10 %), d’autres sources protéiques comme la farine d’os et de viande et des graisses végétales sont ajoutées à la moulée pour en améliorer la teneur nutritionnelle, le goût et la texture. Enfin, dans une proportion encore plus petite (1,5 %), des suppléments de minéraux et de vitamines sont ajoutés pour prévenir les carences nutritionnelles. Les poulets ne reçoivent pas d’hormones, ni de stéroïdes. L’utilisation d’hormones et de stéroïdes est interdite et illégale au Canada depuis les années 1960. Qui plus est, les poulets sont testés par l’Agence canadienne d’inspection des aliments afin d’assurer qu’il n’y ait pas de résidus de médicaments qui pourraient poser un risque pour la santé humaine. Dans le dernier article de cette série, nous parlerons de la sécurité des animaux et du trajet des poulets de la ferme à la table du  consommateur.

Que faisons-nous pour les Canadiennes et les Canadiens?

Quelles mesures seront prises pour contrôler une manifestation de grippe aviaire au Canada? L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), de concert avec d’autres partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux, met en place les mesures suivantes de prévention et d’alerte précoce afin de protéger les populations d’oiseaux du Canada et la santé des Canadiennes et Canadiens contre la GAHP : Surveillance Le gouvernement du Canada prélèvera des échantillons des populations d’oiseaux tant sauvages que domestiques pour déceler toute présence du virus et surveillera tout taux de mortalité anormal. Biosécurité Compte tenu de la menace et des risques associés à la GA, on a accru l’attention sur la protection des volailles domestiques dans les exploitations commerciales et non commerciales grâce à des mesures de biosécurité rigoureuses. La biosécurité consiste à maintenir de bonnes pratiques d’hygiène et à limiter l’exposition aux sources externes de contamination. Ségrégation En cas de détection de la GA dans les populations d’oiseaux sauvages, l’ACIA exécutera un protocole de ségrégation. Un protocole de ségrégation tend à minimiser, sinon à éliminer, tout contact potentiel entre les oiseaux sauvages et les oiseaux domestiques dans la région où il y a manifestation de GA. Contrôles à l’importation L’ACIA a renforcé ses mesures de contrôle des importations de volailles vivantes provenant de tous les pays autorisés à exporter des volailles au Canada dans le but de limiter encore davantage les occasions d’importation de la grippe aviaire au Canada. Bien qu’il soit important de disposer de systèmes d’alerte précoce et de mesures de prévention pour empêcher l’entrée du virus au Canada, des efforts semblables doivent être mis en place en vue de toute manifestation potentielle. Depuis 2004, le Canada a connu deux flambées de GA pendant lesquelles on a appris des leçons précieuses et acquis de l’expérience. La démarche de préparation en situation d’urgence de l’ACIA est axée sur cinq secteurs : la prévention et l’alerte précoce, les préparatifs d’urgence, les communications, la réaction et la reprise.

  • Un groupe tactique d’intervention contre la GA de l’ACIA a été mis sur pied.
  • Des procédures de réaction détaillées ont été élaborées.
  • Des scénarios et des exercices de grippe aviaire ont été exécutés.
  • Des partenariats avec d’autres ministères du gouvernement, d’autres paliers de gouvernement et des organismes externes ont été forgés. Le cœur de ces partenariats est la planification, la préparation et la réaction à la GA. Les communications sont permanentes à mesure que la situation globale de la GA se développe.
  • L’ACIA a prévu une capacité supplémentaire en ressources humaines, équipement et installations.
  • L’ACIA continue d’informer le public canadien par son site Web, ses porte-parole, ses communiqués et ses publications.

Qui es-tu poulet?

grain Tous les poulets au Canada sont nourris aux grains. Mais que contiennent les grains? Dans la plupart des préparations, les aliments pour poulets sont sous forme de boulettes ou de miettes et ils sont composés à 88 % de grains et de sous-produits de grains, de semences produisant des protéines et de repas composés de ces semences, telles que le canola ou le tourteau de soya. Une autre proportion de 10 % est composée de protéine, telle que la viande et la farine d’os. On ajoute des graisses végétales pour hausser la valeur nutritive et améliorer le goût et la texture. Pour assurer que les poulets obtiennent assez de minéraux et de vitamines, 1,5 % des aliments pour poulets sont composés de ces suppléments. Les aliments pour poulets peuvent également contenir des niveaux infimes (moins de 1 %) d’additifs, tels que des enzymes et des antibiotiques, pour prévenir la maladie et les problèmes digestifs. Nos agriculteurs suivent une réglementation rigoureuse quant aux additifs et ils mettent en application des pratiques de bonne gestion, de vaccination et d’hygiène. Il existe également des préparations qui ne contiennent aucun sous-produit animal. Vous verrez des étiquettes sur le poulet élevé avec ces préparations. Les étiquettes comportent des mentions telles que nourri au grain végétal, nourri au grain végétarien ou sans sous-produit animal. Ces préparations offrent au consommateur des choix additionnels et elles offrent parfois un choix légèrement plus faible en gras. Malgré ce que vous avez peut-être entendu, il n’y a PAS d’hormones dans les aliments pour le poulet. Au Canada, l’utilisation des hormones dans les aliments pour le poulet est interdite depuis les années 1960. Les soins aux poulets sont autant une science qu’un travail d’amour. Il est important que les agriculteurs fournissent du poulet de la meilleure qualité, mais il est également important que nos poulets soient élevés d’une manière salubre et saine qui tient compte des soins aux animaux.

Programme de soins aux animaux des Producteurs de poulet du Canada

Animal care Les Producteurs de poulet du Canada font de gros efforts pour bien suivre les normes les plus élevées liées aux soins aux animaux, à la santé des animaux et à la salubrité des aliments. En mars 2003, nous avons mis sur pied un Comité de soins aux animaux pour élaborer un programme de soins aux animaux basé sur les Codes de pratiques qui pourrait être suivi, vérifié et exécuté. Le Programme de soins aux animaux est un programme vérifiable conçu pour démontrer les normes et le niveau élevés des soins aux animaux sur la ferme du secteur canadien de la volaille. Le programme est basé sur le Code de pratiques recommandées pour le soin et la manipulation des poulets, dindons et reproducteurs du couvoir à l’abattage. Les PPC ont travaillé avec diligence avec leurs partenaires pour créer le meilleur Programme de soins aux animaux possible pour les producteurs de poulet du Canada. Le Comité de soins aux animaux a consulté plus de quarante intervenants canadiens sur le contenu du Programme de soins aux animaux; ces intervenants représentent des agriculteurs, l’industrie, des universitaires, des conseils d’animaux d’élevage, des entreprises de capture, des organismes de protection des animaux, les gouvernements fédéral et provinciaux, la profession vétérinaire, ainsi que des restaurateurs et des épiciers. Le Programme a également été piloté sur les fermes d’élevage de poulets à l’échelle du Canada. La mise en œuvre du Programme de soins aux animaux débutera en 2009, et les premières vérifications sont prévues pour le printemps. La gestion du Programme de soins aux animaux et du Programme d’assurance de la salubrité des aliments sera intégrée afin de faciliter la mise en œuvre simultanée des deux programmes par les agriculteurs. N’hésitez pas à nous envoyer par courrier électronique vos questions sur notre Programme de soins aux animaux.